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le 08 Septembre 2013 à La Teste de Buch

" Embarras Stupéfaction Indignation Colère ?? "

 
 

Extraits de l'hebdomadaire La Dépêche du Bassin N° 900 du 22 au 28 août 2013 :

Comment le réseau d'assainissement du Siba peut-il gérer l'afflux de plusieurs dizaines de milliers d'estivants durant une période courte mais dense ... Le réseau et son exutoire - le Wharf de la Salie - ne sont-ils pas sous-dimensionnés ?
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Pour le syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) - compétent pour la partie assainissement du plan d'eau - " les équipements sont totalement adaptés ". Mieux pour la directrice Sabine Jeandenand, " nous sommes surdimensionnés ". ....
" Si on devait le reconstruire, on réduirait même son diamètre à un mètre " soutient Sabine Jeandenand, en précisant qu'auparavant, l'usine Smurfit rejetait après traitement, 60 000 m2 chaque jour. Soit le double d'aujourd'hui. Face à face, l'afflux massif de touristes dans les hôtels et les villas pèse donc beaucoup moins que les trombes d'eau hivernales qui s'abattent sur les dix communes littorales. .....


.. le Siba scrute plus attentivement : l'ensablement.
L'ouvrage de près de 800 mètres de long voit se former très régulièrement des bancs de sable qui le traversent et pourraient, à terme, modifier la dilution de ses eaux. ......
Avant , on rejetait en mer à une distance comprise entre 548 et 728 mètres. Aujourd'hui nous sommes entre 458 et 560. Soit une vraie perte lors des hautes marées ", précise le Siba. A la rentrée, le syndicat va relancer une étude sur la modélisation des courants venus du Wharf pour apprécier les conséquences de ces changements. .....


Eaux usées, le Wharf peut-il tout supporter ?
Ce tout va très bien, casse-t-il les a priori ??


Alors que disent les extraits du quotidien Sud-Ouest du 04/09/2013.

RAPPEL DES FAITS Le 5 juillet 2012, une cuve éclate dans la papeterie Smurfit, laissant échapper 4000 m3 de produits toxiques. Le ruisseau le Lacanau et la Leyre sont touchés. Lundi, le tribunal a estimé que Smurfit n'était pas reponsable de l'accident. Au grand dam des parties civiles qui s'apprêtent à faire appel. Elle livrent ici leur point de vue.

Claude Bonnet ( Sepanso, association de protection de la nature ) " C'est scandaleux ! même s'il s'agit d'un accident qui était imprévisible, ce que personnellement je ne crois pas, le principe du pollueur-payeur doit s'appliquer. Il y a eu 400 kilos de poissons morts ! La Sepanso décidera jeudi en conseil d'administration si elle fait appel. Ce qu'elle a de grandes chances de faire ".

Jacques Storelli ( Coordination environnementale du bassin d'Arcachon ) : " Nous sommes stupéfaits. Cette décision est inimaginable tant il y a de points objectifs attestant de la pollution engendrée d'une part et de la vétusté du site de l'autre. Des milliers de mètres cubes sont partis dans la nature et le juge évoque une cause étrangère ? C'est incroyable ! On à l'impression que la poussière a été mise sous le tapis. On n'a pas vu beaucoup de collectivités se porter parties civiles.... Cela reflète un certain embarras. Il n'y a pas que l'industriel en cause, c'est une chaîne de manquements, une négligence quasi collective qui est en jeu.
Evidemment, nous allons faire appel de la décision en espérant que le parquet le fasse aussi. En juin, il a clairement expliqué que pour lui il y avait culpabilité... Nous ne voulons pas que cette décision soit un blanc-seing pour les industriels implantés dans les milieux classés."

Olivier Argelas, membre du Comité régional des pêches maritimes : " J'ai assisté à l'audience, lundi. J'avoue que moi aussi j'ai été stupéfait. J'ai eu le président Labrousse au téléphone, nous devrions faire appel. Je ne comprends pas la décision. On parle de "temps industriel" pour se mettre aux normes. Nous, sur nos bateaux, s'il y a négligence, on nous donne pas de délai ! Au-delà, nous sommes dans un environnement fragile, avec des filières, pêche, ostréiculture qui dépendent de cet environnement. Et il n'y a pas faute ? On peut redouter le pire pour l'avenir. "

Olivier Laban, président du Comité régional conchylicole : "Au début de la procédure, j'étais plutôt confiant, d'autant plus que les responsables de Smurfit semblaient reconnaître l'accident . De plus, la procureur demandait une amende plutôt mesurée, 40 000 euros. Mais quand j'ai entendu, lors de la première audience, les avocats de l'usine plaider la relaxe, j'ai été étonné, le mot est faible. Et le fait que le jugement lundi annonce cette relaxe, je suis sous le choc.
Comment peut-on polluer et rester impuni ? Faire appel ?

Certainement. Je dois réunir le bureau du CRC le 2 octobre prochain, en présence de notre avocat. Y a-t-il eu erreur de procédure ? Des pressions ? Sommes-nous une petite filière économique que l'on peut agresser sans souci ? Il ne s'agit pas de récupérer de l'argent mais de bien montrer que l'on ne peut pas faire n'importe quoi dans un environnement fragile. Nous n'avons pas été entendus. "

Notre analyse :
Le silence et la prudence de nos élus "gardiens de l'environnement" nous ont-ils vraiment convaincu ??

Dernières minutes :
Extrait du quotidien Sud-Ouest du 04/09/2013.
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Retour à la case tribunal pour l'usine Smurfit Kappa de Biganos (Gironde). Le parquet de Bordeaux a décidé ce mercredi de faire appel de la relaxe, lundi 2 septembre, de la papeterie, estimant que " les infractions aux pollutions retenues à l'audience semblaient constituées ".
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Autres liens :

"Déversoir de proximité impressionnant" ?? ( le 23 Décembre 2012 )

"Le Wharf dans le PNM et une forêt en panne" ?? ( le 25 Août 2011)

" Le cirage en partage"?? ( le 20 Mars 2009)

Trop de tourisme, trop de voitures,trop d'urbanisme?? (le 27 Août 2008)

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