A la cour du Château, le ballet des intrigants continue.
Ils se moquent de l'infortune des autres, se gaussent de mets et de boissons délicates, jouent avec leurs hochets numériques et promettent monts et merveilles à ceux qui veulent bien les croire.
Le cadre de vie devient dans leurs bouches, un mot creux , détourné de son contexte, pour éviter de s'intéresser aux dépenses de bienséance dans la cassette locale.
Les marquises se sont réfugiées dans leur boudoir, elles remarquent que personne ne s'intéresse plus à leurs diadèmes et à leurs parures.
Dommage, certaines se sont mises à retoucher sur leur portrait leurs signes extérieurs de richesse.
Le "Bling-Bling" est en deuil mais pas "le faste du ridicule", en effet, notre chevalier servant se réfugie maintenant derrière des paravents de courtisans qui applaudissent mécaniquement son piètre passage à l'oral.
Il veut devenir le dauphin du fameux chevalier de mer.
Il ne s'intéresse qu'aux fleurs de noblesse et délègue les tâches ingrates à ses commanderesses.
Il ne réussit pas à communiquer avec les bonnes gens, ceux-ci sont désenchantés par le peu d'intérêt qu'il leurs porte.
Pauvre Chevalier, qui cherche désespéremment des bénévoles courtisans pour « un festival de Gasconnades ».
Maintenant il faut battre en retraite en toute discrétion dans un carrosse aux vitres teintées, il est bien loin le temps du vélocipède, les cheveux au vent.
Derrière ses fenestrelles, il se désintéresse du sort des boutiquiers locaux.
Face aux questions pertinentes, il préfère se réfugier silencieusement vers son seul sanctuaire: « la Grande Bouderie ».
Avec ses tables mi-rondes, mi-rectangulaires, « tout reste en cours où est passée la finalité ?? ».
Il distribue des bons points à ses meilleurs courtisans qui ont droit à ses grâces et à sa générosité.
Alors oui nous pourrions nous demander si notre royaume ne s'apparente pas à un immense puzzle de constructions d'immeubles sans âme.
Certains se demandent si nous n'allons pas devenir « la Nouvelle Metropolis du Béton. », une ville grise sans verdure, où le patrimoine et les espaces verts n'auront aucune place dans cette froidure.
Le Château peut-il encore évoquer l'avenir avec les yeux rivés perpétuellement sur le passé ??