le 30 Avril 2012 à La Teste de Buch

" Un mal qui dure "??

 
 

Extraits de l'hebdomadaire La Dépêche du Bassin N° 831 du 26 avril au 02 mai 2012.

D' habitude, ils sont sur leurs bateaux aux quatre coins du plan d'eau ou les pieds dans la vase en train de gratter les gisements de palourdes.
Mais ce lundi 23 avril à 15 heures, c'est à la criée, en jeans et baskets, que les professionnels se sont donnés rendez-vous. Depuis plusieurs semaines, l'interdiction de pêche et de consommation de coquillages oblige les hommes à rester à quai. Huîtres, moules et palourdes sont atteintes par des toxines sécrétées par l'algue dinophysis.


A l'invitation de Jean-Michel Labrousse - le patron des pêcheurs - une vingtaine d'entre eux rencontre les services de l'Etat et le patron de l'Ifremer Arcachon, Roger Kantin. le scientifique prend la parole en premier en évoquant les chiffres records de l'algue dinophysis. " Il y a quelques jours, nous étions autour de 11.000 cellules par litre d'eau. C'est un niveau de toxines jamais vu ! Le phénomène trouve son origine dans le Golfe de Gascogne, il concerne l'ensemble de la côte aquitaine et commence à monter en Charente. Même si les niveaux de dinophysis ont baissé lors des dernières analyses, nous sommes encore très largement au-dessus du seuil de réouverture. "


Dans la salle, quelques pêcheurs répondent : " Nous, aujourd'hui, on ne peut rien faire, on est comme des cons ! " La profession propose alors une alternative : pêcher les palourdes, les mettre en poches tout en les laissant sur zone pour qu'elles filtrent et éliminent les toxines, puis les commercialiser dès que l'interdiction est levée.


Sur le principe, Eric Mevelec, délégué à la Mer et au Littoral, et Yves Charles de la Direction départementale de protection des populations, ne sont pas contre mais indiquent que le plus important reste " la traçabilité et la sécurité vis à vis du consommateur ".

............ De nombreux détails restent encore à règler mais, au final, les services de l'Etat et les pêcheurs se mettent d'accord. Ils pourront très certainement recommencer à pêcher d'ici quelques jours jours, sans commercialiser leurs produits.


Enfin, la discussion glisse vers la périodicité des analyses de l'Ifremer. Rappelons qu'à l'heure actuelle, pour les palourdes tout comme les huîtres, l'Ifremer procède à une analyse heddomadaire - le dimanche ou le lundi - et rend son verdict le jeudi.


Olivier Laban, pour les huîtres, et Jean-Michel Labrousse, pour les moules et les palourdes, demandent à ce que deux tests soient réalisés chaque semaine afin d'accélérer la levée de l'interdiction.


" On le fera lorsque les résultats de toxines seront proche du seuil. Pour le moment ça n'est pas le cas ", répond Yves Charles. " Tant qu'il y a la fièvre, ça ne sert à rien de reprendre la température ", rajoute Eric Mevelec.
Rappelons que 57 entreprises pêchent la palourde sur le Bassin et qu'une vingtaine de professionnels se consacre exclusivement à ce coquillage. L'interdiction dure depuis deux semaines, autant de jours sans rentrée d'argent pour eux.


Notre analyse:

A quand la fin de l'interdiction pour les huîtres et les coquillages ??

Quelles solutions pour une guérison rapide et prolongée ??

Dernières minutes:

Extraits du quotidien Sud Ouest du 12 mai 2012:

Les huîtres du Bassin d'Arcachon sont de nouveau consommables

Vendredi dernier, les résultats des analyses des prélèvements effectués dans la semaine laissaient apparaître une forte régression de la présence de la dinophysis dans le Bassin.

Seulement, il faut deux tests négatifs consécutifs pour de nouveau autoriser le ramassage, la vente et la consommation des coquillages.

C'est pourquoi la profession ostréicole avait demandé à ce que deux prélèvements soient effectués, le premier le lundi 7 mai et le second le mercredi 9 mai. Et ce sont ces résultats qui ont permis la réouverture de la vente hier après-midi....

Autre lien :

Interdiction d'huîtres et urbanisation massive?? (le 11 Août 2008 )

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