Extrait du quotidien Sud Ouest du 29 septembre 2010:
Drôle de constat: il était plus sain de respirer l'air de Bordeaux cet été que celui d'Arcachon, cité balnéaire balayée par les vents marins et appréciée par les citadins venant s'y "ressourcer".
Les résultats de l'indice atmosphérique, publiés ce mois par l'Airaq, sont assez évocateurs. Durant quatorze jours d'août, la qualité de l'air a été "moyen à médiocre", contre 8 jours à Bordeaux, ville pourtant davantage exposée à la pollution issue des gaz d'échappement.
Les jours de forte chaleur en septembre (jusqu'à 30°C), la qualité de l'air était jugée "médiocre" à Arcachon et "moyenne" à Bordeaux, toujours selon les mesures effectuées au quotidien par l'Airaq, association régionale chargée par les pouvoirs publics de surveiller la pollution atmosphérique.
S'il existe plusieurs composants concourant à la pollution de l'air, le responsable de ces mauvais résultats est parfaitement identifié. Trop présent dans l'atmosphère, l'ozone (O3) est un gaz qui provoque de la toux et une altération de la respiration, surtout chez les enfants, les asthmatiques et les personnes âgées, ainsi que des irritations oculaires. Ses effets indésirables sur les individus sont amplifiés par l'exercice physique. Il est le principalement le produit des gaz d'échappements avec des atomes d'oxygène sous l'effet des rayons ultraviolets .
"Une forte chaleur et un fort ensoleillement favorisent l'apparition de l'ozone, explique Raphaël Bunales, ingénieur à l'Airaq. C'est le principal polluant que nous rencontrons sur les périodes chaudes de mai à septembre, et c'est un gaz qui se disperse moins facilement que les autres."
Mais pourquoi est-il si présent en été sur Arcachon? "Sur le bassin, on parle d'ozone marin. Des concentrations soutenues d'ozone se forment au-dessus de l'océan sous l'effet des rayons intenses du soleil en été, et sont ramenées sur la ville par les vents d'ouest."
A basse altitude, il est néanmoins difficile de parler de phénomène naturel. L'ozone est un polluant secondaire, il résulte de la transformation photochimique de certains polluants dont l'azote et les composants organiques volatils issus de la combustion incomplète des hydrocarbures (essence,gasoil...). Etant donné qu'il se recompose dans l'atmosphère, l'ozone voyage et peut donc dégrader l'air en milieu rural. " La pollution automobile urbaine concourt à la formation de l'ozone marin", admet Raphaël Bunales.
Mais pas d'affolement.
La présence d'ozone dans l'air estival arcachonnais n'a pas d'impact flagrant sur la santé publique. L'indice atmo, fourni au jour le jour par l'Airaq, varie d'une échelle de 1 à 10. Plus l'atmosphère est polluée, plus le chiffre est élevé. Or en août, il n'a pas dépassé la valeur 6.
"A compter de 7, des effets indésirables peuvent se faire sentir sur l'organisme, précise Raphaël Bunales. A partir de 8 ( qualité d'air "mauvais",NDLR), la population doit prendre des précautions". Une situation qui, depuis que l'air est mesuré, n'est jamais survenue jusqu'à présent à Arcachon, contrairement à d'autres grandes villes dont Bordeaux.
Extrait de l'hebdomadaire la Dépêche du Bassin n°753 du 28 Octobre au 3 Novembre 2010:
..."La Cobas a voulu s'investir pleinement dans ce dossier (A660), commence le président. Elle en a la pleine compétence en terme d'infrastructures de voirie, et mesure l'importance en matière de sécurité, de fluidité et d'impact économique."
Mandaté par la Cobas en début d'année, le cabinet Iris Conseil a rendu sa copie sur la problématique de la voie directe.
Ce rapport a été présenté vendredi 15 Octobre à l'ensemble des acteurs: Etat, Région et Département.
Mais si les propositions sont séduisantes, elles ont aussi un coût - plus de 37 millions d'euros au total - et la Cobas doit maintenant aller à la pêche au financement vers ces trois acteurs.
Notre analyse:
Allons-nous atteindre le niveau 7 ou 8 de pollution de la qualité de l'air sur Arcachon durant les prochains étés ??
Le durable restera-t-il dans l'impasse sur le Bassin ??